mardi 15 mai 2018

Chapitre 692 - L'être et le paraître




Inspiration par inspiration, petit à petit mes cellules se meurent dans le silence du cycle de la vie, je n'ai pas vu le quart de ce que le monde pouvait m'offrir, je n'ai pas pu entendre les milliard de voix parmi lesquelles se trouve peut être celle qui m'enivrait, tout les visages du monde sur lesquels peut être tu caches le plus beau sourire que je ne pourrai contempler. Je n'ai pas su me contenter de ce que j'ai fais mais plutôt de tout ce que je n'ai pas pu faire, de toutes ces occasions manquées. J'aurai dû, j'aurai dû tu sais, ne pas me laisser le choix, ne pas accepter de compromis sur les nouvelles expériences aussi inconnues soit-elles pour moi. Je n'ai pas su apprendre à briller par moi-même pour être un de ces êtres de lumières à qui tout réussi, je n'ai pas pu réussir à m'élever dans l'obscurité et ainsi trouver mon réconfort dans ma propre existence. J'aurai pu être ce que je voulais, voyageur, romancier, acteur ou encore ingénieur oeuvrant pour un monde meilleur, je n'ai pas pu améliorer le miens. Je n'ai pas su faire en sorte que mon monde devienne appréciable pour la première personne qui y vivait. Je me suis dégoûté chaque jour de mon existence, mon corps, mon âme si sombre parfois, si terrifiante.. J'estime avoir été plus proche du monstres dans certaines de mes actions que d'avoir la vanité de croire que j'arpentais le visage d'un humain. J'ai laissé mes sentiments me détruire, pire encore j'ai laissé mes sentiments détruire les gens que j'aimais, j'étais trop faible pour supporter les émotions si violentes et perfectibles que nous côtoyons sans cesse, je n'ai pas su cessé de m'émerveiller de la moindre chose, rester assis sur mes idées que j'utilisais alors plutôt comme un tremplin sur des hypothèses pour voir un monde plus beau, plus grand. Je n'ai pas su calmer la tempête de vie qui errait dans mon corps, je me suis résolu à ne pas savoir dompter mes émotions si vives qui me donnent ce semblant d'existence si cher, comme si je rimais à quelque chose, comme si je pouvais être le dernier mot d'une grande phrase dont on se souviendrait bien plus tard.

Je cherchais ce que je n'étais pas, en vérité, je cherchais tout ce qui était l'inverse de moi, tout ce qui pouvait me permettre de fuir ce que j'étais et qui n'était pas plaisant. Je n'étais pas de ceux à qui l'on pouvait faire confiance, j'échouais malgré les efforts et j'évitais la présence des autres me rappelant que ma place n'était pas auprès d'eux, de maintes fois j'ai voulu m'imposer de cesser de croire que c'était à moi de décider ce que je méritais, mais si moi-même je ne le fais pas qui le fera pour moi ? Qui mon amour me fera un baiser matinal en me caressant le visage pour me dire que tout ira bien, qui aurait eu le courage de me mentir un instant pour me faire aller mieux à cet instant ? J'aurai aimé, j'aurai foutrement aimé qu'on me dépose une couverture sur mes épaules quand je m'endormais pendant que je t'imaginais, que j'essayais de savoir à quoi correspondait la partie manquante de ma vie, celle qui comme un puzzle lui donne toute son ampleur, toute sa grandeur. C'est de ça que je manquais, de la grandeur. J'aspirai à m'élever sans aile, j'étais l'oiseau cloué au sol en attendant son aile et je ne t'ai jamais vu.. Peut-être aurais-je dû, peut-être aurais-je dû arpenter le sol tout en regardant le ciel ici et là avec l'idée belliqueuse que tu y serai un moment où un autre. J'aurai peut être dû te chercher davantage, là où je n'ai pas osé. Je n'ai pas su courageusement prendre mes sentiments comme une arme, revêtir mon coeur de toute cette émotion pour te chercher à travers les forêts, les océans, les villes et les bars de ce monde.

Voilà que j'achève ma vie sans savoir si un jour t'aies-je au moins une fois croisé? Dans un arrêt de métro ? Après une bousculade dans des escaliers, entre deux regards dans une bibliothèque ou peut-être au restaurant en entendant ton rire se joindre au mieux au moment opportun. J'ai peut être à l'inverse tellement chercher que j'en ai oublié de trouver. Pas un moment de ma vie je n'ai cessé de me demander ce que tu pouvais bien faire à l'instant précis où je pensais à toi, peut être sur un banc à boire ton café en lisant un livre, être au cinéma ou travailler avec acharnement, gémir dans les bras d'un autre. Je suis inconsolable de ne pas t'avoir trouvé, parce que je n'ai pas réussi à me saisir de toute mon identité, de tout mon monde que tu détiens, parce qu'en vérité c'est bien de ça que l'on parle. Si mon monde ne peut pas être le miens sans un détail, c'est que c'est ce détail qui est mon monde, et c'est ce que tu étais, la dernière note de musique qui résonne dans la salle, le dernier coup de pinceau sur une toile, le dernier rire que j'eu envie d'entendre. Je t'ai cherché dans tout les livres du monde, les paroles de chansons, les séries, les films, la vie, les parcs, les voitures, les Uber, les terminaux d'aéroport, les salles de bibliothèques, les Mcdonald's fermer à trois heures du matin, les boulangeries du dimanche, les brunch de l'après-midi, les bars au petit matin.. J'ai pu te sentir parfois, être là, avoir toi aussi visité cet endroit mais toutes les chansons de mon Ipod ne m'approchaient en rien de toi.

Je suis désolé, malgré tout ces rires qu'on m'a prodigué, parmi tout ces moments joyeux, ces jouissances intimes, ces pensées sordides, je n'ai pu.. Je n'ai pas su vivre sans toi, il m'aurait fallu quelques vies de recherches de plus, et des centaine d'autres d'acceptation pour me résoudre à accepter une vie sans toi. Je n'aurai jamais eu le courage dans ma vie, ni même la force de mettre le coup de pelle final pour enterrer toutes les espérances que j'avais d'un jour connaître ton visage, ça aurait été ma plus grande fierté dans cette vie. Je n'ai pas su te trouver pour apprendre à vivre à tes côtés, je ne te trouverai pas pour apprendre à mourir et pourtant ça n'empêche pas le fait qu'aujourd'hui oui, je commence à mourir, je me meurs. Je ne pourrais pas m'empêcher de penser à toi, toi qui m'aurait connu mieux que quiconque, m'aurait arpenter dans ma profondeur et ma plus grande violence, oh si tu savais à quel point j'aurai aimé un être qui puisse me contenir dans mes distances et mes excès, qui puisse panser mes plaies et qu'au-delà de toute cette noirceur ai envie de m'aimer. C'est toi que j'avais désigné profondément dans ma chair pour m'aimer et m'apprendre à t'aimer sans condition ni limite, je n'ai pas su apprendre à vivre sans toi, je n'apprendrai pas à mourir à tes côtés. Malgré tout j'ai cette joie intime bien que fébrile d'un être qui se meurt, d'avoir eu cette opportunité de savoir que quelque part dans cet univers quelqu'un me correspondait, je ne m'en irai pas seul, la pensée de te savoir présente m'accompagne avec suffisamment d'amour pour te souhaiter tout ce tu mérites.. Egoïstement, j'aurai voulu, j'aurai tant voulu te dire de vive voix que je t'aime plus que ma propre vie.


mardi 3 avril 2018

Chapitre 691 - Je n'ai plus les mots







Vous n'êtes pas le livre, vous êtes le stylo.

Décembre 2004, j'ouvrai la pièce pour la première fois depuis trois ans. Les choses y étaient encore comme nous l'avions laissé, le livre que tu lisais était encore posé là sur la commode en face de la fenêtre qui donne sur le jardin, avec la chaise et ses oreillers que tu affectionnais tant en hiver durant tes lectures nocturnes. Il n'y avait pas ta tasse préférée, tu ne buvais pas de thé à cette époque là. Le livre sur la commode était déposé sur le rebord, un équilibre précaire qui montrait la trace de ton passage, tu avais sûrement dû partir en vitesse pour faire quelque chose... C'est vrai qu'une fois plongé dans ta lecture tu oubliais le monde qui t'entourait. Derrière cette chaise en bois qui s'exposait directement en face de la fenêtre il avait cette bibliothèque que tu as remplis personnellement petit à petit et avec toujours la même addiction, de livres qui t'avais plu, dont le titre évocateur t'avais donné envie de les lire ou bien simplement la photo de couverture avait attiré ton regard. C'est au détail que tu choisissais les livres, tu n'avais pas besoin de lire le résumé pour savoir qu'ils pouvaient te plaire. Simplement ils t'appelaient. Tu prenais beaucoup de plaisir à les parcourir pour savoir lequel allait être la proie à ton envie d'aventure, tu savais apprécier l'odeur des pages, la texture et la finesse de la première de couverture. Tu m'avais demandé de fixer des petites lampes pour permettre tes recherches même quand le soleil lui s'était couché. Elles sont encore présente aujourd'hui, avec beaucoup de poussière, l'ampoule elle ne fonctionne presque pas, un scintillement sur deux fait l'effet d'une étincelle qui n'aurait pas réussi à briller correctement. La pièce était comme en pause, elle s'était arrêtée à temps, une période donnée, celle de ton arrivée et finalement celle de ton départ.


De nous il ne reste plus aujourd'hui que ce que je garde en tête, profondément encrée dans ma mémoire de mes souvenirs radieux en ta compagnie, de ton rire qui traverse la pièce et de ton odeur qui se colle à moi. Tout ça au plus profond de ma tête, pour me rappeler que tu y vis encore. Que tu as quitté ce monde en oubliant de prendre tout l'amour que j'ai pour toi qui continue d'exister. Depuis j'ai laissé la porte de cette pièce ouverte, comme si tu allais revenir t'assoir sur cette chaise, t'enrouler dans un plaid et reprendre ta lecture, mais tu n'es plus. Qui, si ça n'est toi, finira ce livre.





jeudi 22 février 2018

Chapitre 690 - Je brûle


Six cent quatre-vingt-dixième tentatives.


" C'est impossible à partir d'un certain point
De revenir en arrière, à une ancienne vie,
à une ancienne façon de penser et ressentir."

Henry Rollins





Tu ne t'en rends pas encore compte, mais tu es en surchauffe, tu ne le vois pas distinctement et pourtant tu es marquée de toutes parts de brûlures. C'est tout ton corps qui brûle, qui se consume de cette flamme qui au plus profond de toi te somme, t'interdit de vivre et te ronge de l'audace que tu as de vouloir exister après tout ce que tu as fais. C'est elle qui au rythme des souffrances que tu endures te rappelle pourquoi tu ne mérites pas une vie paisible et douce, selon elle, il y a prix à payer pour ce que tu as fais, ou plutôt pour ce que tu as volé.

Les rêves d'autrui, les rêves d'un jour, ceux de toute une vie, tu as anéanti le droit à des personnes de ressentir un jour le vide se combler, tu as arraché tout les espoirs contenues en une vie sans te soucier de savoir si ces personnes pourraient alors manqué à quelqu'un. Et alors tu te souviens, tu te souviens qu'à toi aussi il te manque, qu'il te manque quelqu'un, ce quelqu'un qui à son tour ne pourra revenir condamner par quelqu'un d'autre, l'on t'as alors refusé ce droit de combler ce vide plus désastreux que symbolique.

Dans cette douleur, cette flamme t'enseigne le poids des mots, la dureté d'une absence, la souffrance d'une distance, c'est ton pêché, avec lequel tu n'as d'autre choix que d'accepter de vivre, et ses brûlures te consument jusqu'à une surchauffe totale de ce tu supportes sans le savoir consciemment. Car tu n'as pas connaissance de la notion du manque, de ce que la solitude peut résonner en toi. Un soir ces brûlures s'éveillent et te font prendre conscience de ce que tu as, de ce que tu es. Elles illuminent ton corps dans la douleur d'une nuit de solitude, tu brilles au travers de la noirceur de petit scintillements rouge vif à la manière de lucioles. Ta vision si claire devient pourtant si flou, ton coeur se resserre tu te sens comme suffocante, cette flamme t'arrache en permanence ce que tu voudrais recevoir. Dans ces larmes silencieuses de cette nuit illuminée de ta souffrance tu le comprends enfin, il ne reviendra jamais, tu te condamnes à apprendre la force des mots, pour dorénavant sauver les gens au nom de la personne que tu n'as pas pu sauvé. Elle qui voulait tant te voir vivre, t'entends dorénavant survivre.



mardi 6 février 2018

Chapitre 689 - Soit sérieuse espèce de salope





A l'amour de la fille de mes rêves je préfère le salaire de mes rêves. J'ai rien contre un beau fessier, un sourire ravageur, une odeur superbe qui se colle sur mes habits et davantage encore sur ma peau. Mais ça n'est pas l'amour qui me paiera le loyer, qui me permettra de vivre de lait-fraise et de cheeseburger. Je n'ai vraiment rien contre tout ça, je sais que c'est important pour certains qui adorent vivre au travers des autres à tel point que finissant seuls leurs vies n'a plus de sens... Si l'on est tenté bien évidemment de partir du postulat qu'elles pouvaient avoir un sens avant cette rencontre tragique. Tragique parce que c'est toujours un accident sentimental ce type de rencontre, peu importe l'angle sous lequel ta petite tête de singe prendra les circonstances de la rencontre la fin est prévisible "as fuck" comme disent les fils de putes. Un solide mur de trois mètres d'épaisseur et d'un douze mètrse de haut de façon à ce que, quand tes sentiments s'exploseront dessus une marque digne d'un picasso en ressorte.

C'est terrible ces fous qui vous disent que ça n'arrivera pas, chérie... Chérie je t'en prie, cesse d'être la pire des salopes aveugles. Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui tu ne vois pas le mur que demain tu ne le prendras pas dans la gueule et ça n'est pas ta ceinture de sécurité qui te sauvera si tu me suis bien. Soit sérieuse, claque ta gerbe dans le lavabo, rince toi le visage et regarde cette sale gueule dans le miroir et accepte le deal, tu n'as pas le choix de toute façon et cette illusion de croire que tu décides c'est juste pour te donner un peu plus envie de croire en tes rêves et ta vie, parce que sans ça t'es rien d'autre qu'une ombre, une coquille vide, un caniveau dans lequel coule toute la tristesse de ta chienne d'existence.

Tu me trouves dur sale pute ? Attend de voir la taille de ce putain de mur, l'iceberg du titanic est un simple glaçon dans mon verre de lait-fraise face à ça, agite toi bouffonne, éveille toi mange merde t'échappera pas à ça, tu t'es prise pour qui pour croire que t'allais être l'exception qui confirme la règle ? C'est la règle qui confirme la règle, pas d'exception au principe. Le mur n'est pas là pour te faire un stop, il est là pour te rappeler ce que t'es, trop faible dans tes choix, trop faible dans tes prises de décision, trop faible pour correctement agir, réagir et raisonner en matière objective. Trop faible. Tu comprends ne serait-ce qu'un peu tout le vice qui se dégage de toi, tout ce faux confort dans lequel tu penses vivre ? T'es solide ? Toi t'es solide ? T'es superbement conne, tu fais le pari sur quelque chose d'éphémère en disant que ça durera et tu demandes à être crédible ? Pisse pas où tu manges.

Alors que ce joli paquet tu crois qu'il ira ailleurs ? Qu'un matin il se lèvera en te disant que tout ce qu'il a produit jusqu'à maintenant avec toi était une erreur ? Qu'il t'annoncera son infidélité, qu'il tentera de se justifier de sa faiblesse ? Bien sûr que non et tu sais pourquoi parce que c'est juste du fric, et ça fait ce qu'on lui demande, ça achète du bonheur matériel, des possibilités, des occasions, des projets. Et me fait pas tes gros yeux ronds de connasse, tu peux pas m'en vouloir d'accepter les règles de cette société, d'aimer la consommation. De jurer sur le matériel, ne te pense pas un instant meilleur que moi, ne te crois pas différente dans une situation similaire t'es exactement le même genre de personne, quitte à te foutre une overdose tant que tu paies ta dose.

Soit intelligente ne fait pas partie de ces sous-merdes qui pensent que rien ne s'évalue en argent, tout à un prix. L'amour a un prix que les gens sont prêt à payer quelle ingratitude envers la vie, quelle méchanceté envers l'humain.. On pourrait en parler des jours, on pourrait disserter dessus, tu souhaites qu'on en face plusieurs chapitres ? Tu penses que ça changera quelque chose deux lignes de plus dessus ? Ferme ta gueule.

Ferme véritablement ta gueule, accepte ça, devient pragmatique objectif, voit la valeur des choses dans ce qu'elles sont vraiment. Être pauvre mais entouré ? Tu m'dégoutes. Les interactions sociales ? Quelles pertes de temps, tais-toi et écoute de quoi les gens parlent autour de toi, j'ai aucune tolérance pour ces fils de putes, ils sont mort dans l'oeuf. Jean-Jacques Rousseau dans son immense intelligence que toi, petite trainée tu ne connais pas simplement parce que tu préfères les top topitos et les storys snap chat à l'enseignement d'un livre conséquent sur la nature humaine disait "L'Homme est un animal social" il avait raison. L'Homme est un animal. Un foutu animal et j'en suis le parfait exemple.



dimanche 21 janvier 2018

Chapitre 688 - Nous sommes tous des astronautes








Nous sommes tous des astronautes. Nous n’allons pas dans d’autres galaxies ni à la découverte de planètes inconnues, nous ne pouvons pas faire la rencontre des étoiles dans l’espace mais nous sommes des astronautes à notre manière nous découvrons des gens qui nous présentent des mondes que n’aurions jamais soupçonnés l’existence. Des mondes qui se ressentent et non pas qui puissent se rendre perceptibles par le regard, un monde d’émotion, de tempérament changeant et parfois bouleversant.

Nous découvrons des gens qui brillent différemment de la lumière des lampadaires ou de celle du soleil mais qui rayonnement chaleureusement, nous voyageons à travers des espaces clôt et larges de l’esprit, des plaines de pensées aux montagnes ardues de l’ignorance qui nous masque une vue époustouflante de notre propre monde caché là, sous nos yeux généralement trop orientés au sol.

Nous sommes des explorateurs de l’infinie, d’un monde qui ne se voit qu’à travers les sentiments, les impressions quelquefois dévastatrices. Nous ne touchons ni du bout des doigts, ni de celui des lèvres mais nous l’embrassons de toute notre âme. Nous sommes tous des astronautes, en perpétuel voyage dans le monde des autres, dans leurs univers pour les entendre nous dire quelles sont leurs étoiles et comment le ciel se dessine.

Nous n’avons pas besoin de voir la grandeur ou de la comprendre. Nous sommes la grande dans son échelle toute particulière, un monde se cache et vit en nous. Nous sommes l’infini, nous l’avons toujours été, pas dans le temps mais dans sa plus belle profondeur.



vendredi 12 janvier 2018

Chapitre 687 - La haine c'est l'amour qui n'a pas pu être aimé.







Le pardon n’est pas une demande ou une acceptation de l’autre. A vrai dire c’est plus sournois que ça, c’est une décision donc une acceptation d’un effet non voulu ou non connu en temps. Le véritable problème du pardon est que dans l’imaginaire collectif on considère avoir obtenu le pardon d’autrui quand celui-ci nous le dit de vive voix. En est-il vraiment ainsi ? Le pardon ne se décide-t-il uniquement qu’à condition que le demande ?

N’est-ce pas là, la preuve d’un marché du sentiment, d’obtenir ce que l’on souhaite à condition tout d’abord de le demander. S’excuser fait-il voeu d’annulation des douleurs, tords, blessures causés ? Bien évidemment que non n’est-il pas ? Alors pourquoi le pardon permettrait une sorte de grâce au yeux de la conscience de celui qui la demande ? Le pardon est décidé avant même que l’on en fasse la demande par la personne victime de l’incompétence de son auteur. 

On ne pardonne pas en claquant des doigts, ça n’est pas un pile ou face, peu importe la beauté de la pièce. On idéalise le pardon, comme quelqu’un qui puise en lui la force de passer outre la douleur, ce qui est vrai que personne n’en dénature le propos, mais la décision du pardon ne se trouve pas en cela. C’est un acte plus petit et pourtant si révélateur de toute la force d’une âme.

Le pardon est dans l’action de retirer le couteau planté dans son dos, de ne pas l’utiliser pour blesser quelqu’un d’autre peu importe la manière dont l’on a pu être blessé. 

Le véritable pardon n’a que cette forme et aucune autre. Il est celui qui pardonne à l’autre la faiblesse et la haine. Il est l’acceptation de la douleur d’autrui dans sa propre chair. Le pardon existe uniquement dans ce geste, celui de prendre sa douleur et ne pas renvoyer celle-ci sur quelqu’un d’autre. Tout le reste, n’est simplement qu’un mauvais mensonge. L’acceptation de la haine et de la douleur de l’autre, c’est ce que le pardon est.


mardi 9 janvier 2018

Chapitre 686 - Aveu






Il fait froid et tu le sais je ne parle pas de température. Que se passe-t-il ? Ne suis-je pas à ton goût ? Je ne te plaît plus ? Depuis combien de temps ne m’as-tu pas dévorer du regard ou bien seulement faire comprendre que tu me désirais ? Depuis combien de temps sans que je m’en rende compte tu as appris à te passer de mes rires quand moi je accro à ton sourire ? Pourquoi je ne peux plus toucher ta peau de la même façon que des années auparavant ? Je ne retrouve plus cette flamme que tu avais dans le regard… N’as-tu donc plus envie de moi comme moi je te désire autant ? De ta chaleur, de ta douceur, des traits de ta peau, de tes muscles qui se raidissent au contact de mes crocs. De la manière drôle et impertinente que tu as de me regarder t’embrasser les seins, la nuque, de te tenir la main d’en embrasser chaque doigts.

Que se passe-t-il ? N’as-tu plus envie de moi, ne suis-je peut être pas assez bien pour toi, ça ne serait pour moi en tout cas, pas une surprise mais pourquoi délaisser autant d’amour que j’ai à t’offrir et à étaler sur ton corps. Peut être est-ce là, la vérité je ne suis physiquement plus ce que tu désires, je ne peux que te comprendre.. Vois-tu des gens plus charmant que moi ? Te donne-t-il ce que je n’ai pas en un regard dans la rue, au rebord d’une station de métro ? J’aimerai m’excuser de ce que je suis, malheureusement ça ne changera pas grand chose, tu ne me désires plus. J’ignore chez moi ce qui a fait disparaître chez toi l’amour compulsif que tu me vouais, moi en tout cas je meurs du miens pour toi. Il me dévore petit à petit, par des pulsions, des espoirs que je fonde en toi et dont je suis sans cesse déçu parce que je rêve plus que j’existe quand je suis avec toi, je ne discerne plus le rêve de la réalité à tes côtés.

Je me souviens encore du temps où tu me soignais sans même dire un mot, juste la paume de ta main caressant mes cheveux, et tes lèvres sucrées sur ma joue froide. Ton corps bouillant enlaçant le miens gelée sans même te plaindre, bien au contraire tu le souhaitais. Des années plus tard je chéris ces merveilleux moment en ta compagnie, tu m’as un jour dis « Un jour sans toi est un jour où je te perds. » tu n’as jamais eu aussi raison depuis que je te connais je t’assure, parce que moi je ne te trouves plus, dans tes gestes, tes paroles, tes sentiments.. De..Depuis quand a-t-on cesser de s’envoyer nos messages de bonne nuit respectif ? Même si c’est niais ça nous raccrochait à l’idée que sans se parler nous étions là, ensemble. Depuis quand a-t-on accepter que notre couple n’en a que le mot ? Je regrette cette horrible période qui me fait ressentir à quel point je suis seul.

J’ai attendu, j’y ai cru peut être simplement que l’on s’est perdu l’un l’autre sans s’en rendre compte et que nous croyons à notre manière chacun de notre côté, que l’on s’aime. Je t’aime mais tu n’es plus là depuis bien longtemps, j’ignore ce qui peut te plaire chez moi encore aujourd’hui. C’est peut être dans tout ces doutes que se trouve la réponse au drame de ne plus me vouloir ou me désiré.

Je te passe, sache-le mon amour, sous silence toute l’explication sur le ressenti que me donne le fait de savoir que je ne suis pas désiré par celle que j’aime, ni même que j’aurai préféré être un jouet ou un coup d’un soir comme avec tant d’autres plutôt que de ressentir ça en permanence en te regardant. Tout simplement parce que tu es différente de toute les autres à mes yeux.

Tu as lâché ma main il y a très longtemps mon amour, il est temps de te réveiller, d’ouvrir les yeux et d’accepter que tu as beau être présente en chair devant moi, tu m’as sentimentalement abandonné, mon amour pour toi ne te fait plus d’effet, il est trop tard pour nous dorénavant. Le prochain sera très chanceux, qu’importe ce que tu pourrais répondre à ça, tu n’y crois pas un seul instant.

La seule chose que je peux te dire, c’est que je continuerai d’y croire encore longtemps dans mon coin silencieusement. Quand on me parlera d’occasion manquée, de distance, d’indifférence de l’autre, je tâcherai mon bel amour de leur parler de toi et de l’importance d’apprendre à aimer. Tu me manques déjà, je l’ai compris, dorénavant ; tu ne vis plus que dans mes souvenirs, tu es en passe de devenir ma plus belle cicatrice…



lundi 8 janvier 2018

Chapitre 685 - C'était prévisible, mais le mur était si beau.



On est qui l'on est parfois ça inquiète d'autres fois ça rassure et aujourd'hui j'ai envie que ça m'inquiète. Comment ai-je pu en arriver là ? L'abus d'optimisme ? Une vision peut être trop rétrécis, je n'ai pas vu le coup venir. J'ai nourris le mauvais loup, j'ai tenté d'être bienveillant alors que ma nature était à des kilomètres de ce genre de soupçon, j'ai laissé entrer des gens dans des endroits que je n'ouvrais même pas pour moi-même... Qu'ai-je eu en retour à part de l'ignorance et de l'indifférence sur mes actions ? Présent pour me dire que je suis un morceau de glace et pourtant bien absent de voir la seule flamme que je veux bien laissé brûler. Étais-je devenu aveugle entre temps ou bien avais-je fait confiance à quelque chose qui m'avait trahis profondément ? Je paie très fortement la tentative de mettre en avant ma flamme sur ma glace j'en ressors à moitié meurtri cependant la leçon fut forte, assez forte pour ne pas réouvrir une seconde fois ce lieu, où moi-même je n'ose y mettre pied.

Merci mais non merci.

Chapitre 684 - Faite-moi abattre.



C'est terrible de réussir à trouver le sommeil en tombant de fatigue à cause de la tristesse. Je ne pensais pas un seul instant que t'aimé aurai pu faire partie des choses les plus difficiles que j'ai eu à supporter. Il n'y en a pas que du mal, mais c'est la douleur brûlante et le sang encore chaud qui s'en déverse que je le dis. Ça fait beaucoup trop mal, trop mal pour moi parce que la fin est tout de même la même, même en trouvant un accord la fin est déjà proche. J'en ai marre, marre d'être abandonné aussi facilement aussi lâchement. Tu étais la dernière avec qui j'essayais quoi que ce soit. J'avais envie d'être aimé pour me donner envie de m'aimer moi-même... Je ne fais que me rendre compte d'à quel point je suis répugnant et d'à quel point je me déteste, d'essayer encore et encore. Je vous déteste tous. En attendant de mourir je vais redevenir plus froid et plus distant que jamais, ne plus m'approcher de vous ni même pour une faiblesse, pour une parole, un bruit de voix ou même une chaleur humaine. Je l'ai compris, je l'ai définitivement compris avec toi, les gens nous abandonne quoi qu'on en pense, quoi qu'on en dise. Je vais davantage me concentrer sur ma solitude. Vivement que tout cela cesse, enfin de compte je ne souhaite qu'une véritable chose de ces années de vie, une mort rapide et inutile, dont on ne parlerai pas, dont on ne pense pas. La mienne.

C'est triste d'avoir le coeur brisé si fort qu'il brise notre existence sous le poids de notre chagrin. C'est triste de trouver le sommeil en se disant que mort nous pourrions être soulagé. C'est de se rendre compte que de milles et une façon différente nous ne pouvons de toute façon pas être sauvé. Qu'on m'apporte des feuilles, un stylo et des rouleaux entier de mouchoir j'ai beaucoup à écrire et à pleurer de ce corps si faible qui ne sait plus contenir la douleur d'un coeur brisé depuis bien des années.

Ca va prendre des semaines peut-être des mois avant que je retrouve la force de vouloir vivre. J'espère ne plus avoir à souhaité ma mort aussi honnêtement d'ici là, en attendant, faite que quelque chose demain ne me réveille plus jamais. Pire qu'une gueule de bois, ce sont les lendemains des chagrins d'amour. Je te hais férocement, une haine brûlant mes veines, je te déteste, je te déteste de m'avoir fait t'aimer autant juste pour ça. Je te hais, tu me dégoutes de ne pas m'avoir aidé à ne pas tomber amoureux de toi, tout cet amour qui me ronge et qui me dévore les entrailles je te hais... De toutes ces larmes chaudes qui coulent je te le dis : tu m'as donné envie de crever comme un chien qu'on abattrait car il a la rage.

dimanche 7 janvier 2018

Chapitre 683 - J'ai arrêté d'y croire






J'ai compris que tu avais commencé à arrêter de m'aimer dans ta manière de faire l'amour avec moi. Parce que c'est tout ce qui compte, au travers des mots et des promesses. Rien n'est plus vrai que l'attitude, le comportement et les manières de faire.

C’est bouillant un corps. Outre sa chaleur humaine, il ruisselle en lui une force d’émotion, de pensée vive, de désir tout autant diversifié qui font battre un corps. C’est beau un corps qui vit, qui se sent en vie. Un corps qui réagit à tant de sensation. Les sentiments ne trompent pas, les ressentis de ces sentiments malheureusement bien au contraire sont plus malléables plus modifiables plus facilement façonnage selon ce que l’on veut bien croire.

On ressent un sentiment que l’on ne comprends pas et bien des années plus tard on trouve des mots à poser sur celui-ci, on arrive à le décrire et à en ressentir la profondeur. C’est comme ça parfois, comme un accident dont on mets des années avant de voir les blessures. Comme un couteau dont on oublie la lame affutée qui un jour nous tord l’estomac.

C’est quand les pages se tournent qu’on a envie de les lire, quand le film prend fin qu’on a envie de le voir, quand une histoire prend fin qu’on a envie de la vivre. Nous faisons tout avec des instants de retard et ces instants sont quelquefois des minutes, des heures ou des jours, en d’autres occasions il peut se compter des années.

Au diable toutes ces illusions, au diable toute cette douleur. Rien n’est vrai et pourtant c’est bien moi qui saigne. C’est bien moi qui souffre, tout est faux sauf ce que l’on ressent à condition encore une fois d’être vraiment en vie. Pardon, ne m’en veux pas mais j’ai préféré arrêter de t’aimer, quitte à me faire briser encore une fois le coeur, je préfère que cette fois-ci, ce soit qui m’en charge.