mercredi 6 septembre 2017

Chapitre 671 - L'odyssée








Combien de temps un singe peut-il mangé de banane avant de se rendre compte qu’il déteste ça ? C’est une question à laquelle je n’ai pas su trouvé de réponse durant mes journées d’été ensoleillée. Peut être finalement que la réponse se trouve dans la question, peut-il seulement se lasser de ce qu’il a ? Se dire un beau matin que les bananes ne sont plus aussi intéressantes pour lui que le reste des fruits qu’il y a sur terre ? 

Doit-on être conscient des opportunités qui s’offrent à nous tout en ayant la conscience tranquille de n’en obtenir qu’une seule ? Est-ce que être conscient du bonheur ou de l’instant heureux que l’on vit c’est en vérité prendre le risque de ne pas en profiter ? Peut-on être heureux, le savoir, et continuer tout de même de l’être. Pour nous « trop » n’est jamais « assez » une fois une chose obtenue, nous recherchons avec envie et désir la prochaine chose qui nous confortera dans ce que nous pouvons être ou faire. Pour autant cela ne nous rendra pas forcément heureux, en partant du postulat que nos jours sont comptés, peut-on se permettre de perdre du temps à pourchasser quelque chose dont on ne tira aucun bénéfice louable à notre vie ? Et si la réponse à ça c’était ce singe ? Il sait ce qu’il mange, il sait ce qu’il a, cela lui suffit. Soit nous apprendrons à être heureux avec le peu de chose que nous avons déjà, soit nous ne le serons jamais parce que être heureux ne dépend que de nous et de notre manière de percevoir le monde.


Être conscient d’être heureux rend-t-il pour autant moins heureux ? Je ne crois pas, pas plus que le fait de croire qu’avoir le dernier objet high-tech, la dernière tenue à la mode nous permettra de nous sentir bien dans son corps.

lundi 28 août 2017

Chapitre 670 - Je suis un type bien.



Il fait vingt-huit degrés au croisement Saint-Michel à Paris, il est deux heures douze du matin il fait bon, plus aucune voiture ne passe sur la route, plus aucun scooter ne se gare sur le trottoir plus aucun passant ne flâne dans la rue. Moi ? Je ne suis que sortie la nuit est lourde et je ne parle pas de la chaleur cette fois-ci. Je passe devant un mcdonald's dont j'aurais rêvé l'ouverture pour une glace caramel.

Mon téléphone se met à vibrer je reçois un message à une heure aussi tardive :

" Merci beaucoup. Vraiment. Tu mérites pas que je te demande à toi de me rassurer et d'être là, pourtant tu le fais. Parce que tu l'as toujours fait et u l'as toujours été quoi qu'il arrive. Aujourd'hui ça change, je prend note je m'en souviendrais. Mais je ne sais pas, mets tes idéaux de côté et comprends que parfois les paroles dépassent les pensées. Et accepte mes excuses."


C'est vrai que je suis fidèle au poste, le doute ne s'y substitue pas, je ferais même concurrence à un chien sur ce terrain là. Mais parce que parfois les mots dépassent la pensée il faudrait tout accepté ? Sans rancune, mais que fait-on alors de ses émotions qui nous brûlent à petit feu à l'intérieur de nous ?

J'aurais pu être un type génial, du moins c'est ce que laisse sous entendre le message et les sous entendus sont à mes yeux ce que les didascalies sont au théâtre : l'essentiel. J'aurais pu c'est vrai, mais je ne suis pas le genre de type qui signe des contrats les yeux bandés pour être bien vu de ceux que je ne vois pas. Je n'ai rien contre un peu de bien dans ma vie, et un peu de mal en même temps. Je ne cherche pas à faire la recette parfaite pour être en équilibre avec moi-même il y a des années de ça que j'ai compris que mon équilibre tenait à mon déséquilibre.

Peut être que dans une autre vie je serais quelqu'un qu'on pourra définir comme étant bien, ça ne me flattera pas plus que ça et ça ne rendra la chose en aucun cas plus plaisante mais qui sait, cela pourrait peut être rendre le tableau plus lumineux qu'il l'est aujourd'hui. Tu es si belle à me remercier et pourtant ne prend pas la peine d'arpenter un chemin qu'aujourd'hui j'ai condamné car il apporte plus de doute sur ce que je suis que de certitude sur ce que je dois faire.

mardi 8 août 2017

Chapitre 669 - Baise-moi



On vous dit chaque chose en son temps, mais beaucoup oublient chaque chose a son temps. Chaque chose, évènement, moment a un temps donné. Un temps restant. Un temps à venir. Rien n’est intemporel pas même nos pensées qui évoluent selon le chemin que l’on parcours.

Chaque chose a son temps, et contrairement à tout ces chapitres qui vous invitent à rêver, comprendre, apprendre, ressentir celui-ci doit rappeler qu’il y a des choses qui ne sont que ce qu’elles sont. Qu’il n’y a rien qui puisse les empêcher d’être et de devenir ce qu’elles sont. Comme un mauvais film dont on connait la fin, on ne peut pas récrire le scénario et refaire la scène, nous ne sommes ni les monteurs ni les cadreurs de nos vies, seulement les acteurs.

Certaines choses se déroulent comme elles doivent se dérouler peu importe la manière dont on progresse ou atteste d’une quelconque capacité à altérer les choses.



mercredi 19 juillet 2017

Chapitre 668 - Comme un soir de réveillon




"Pardonne-moi de te dire ça dans des messages, je n'ai pas la force de te le dire en personne. Je prends conscience que je suis attirée par toi pour les mêmes raisons qui m'empêchent d'être avec toi, comme tu le dis si bien, tu ne peux pas changer. Et ça ne pose pas de problème... Mais ça veut dire que de toute évidence c'est moi qui ait un problème avec moi-même. Je sais qu'il n'existe pas de version parfaite de moi et je tente de m'améliorer avec ce que nous avons vécu ensemble. Je sais que je ne ferais que m'améliorer sans jamais pour autant devenir parfaite et que donc je ne serais jamais complète. Mais je nous connais, en restant ensemble je perdrais qui je suis, et je deviendrais une partie de toi. Parce que bizarrement tu fais ce que je fais mieux que moi sans même essayer. 


Bien à toi et seulement à toi,
Adieu et à demain, comme tu le dis si bien. "



mardi 11 juillet 2017

Chapitre 667 - La fin de la fille aux cheveux d'or




Et un jour j'ai réalisé que tout ça avait pris fin bien avant que je n'ose le réalisé. Le temps n'avait pas attendu mon accord pour faire ce qui devait être fait, il ne m'a pas comme une mère cajoler entre ses bras en me demandant d'accepter. Il l'a fait, silencieusement et je peux jurer qu'il n'y avait pas de bruit mais que le vacarme en moi était bien présent. Une fissure silencieuse qui se faisait, pendant que le monde tournait, je vivais une fissure interne qui me déchirait la poitrine et me séparait l'âme en deux, tandis que le monde lui tournait, et continuait de vivre.

C'est une fin d'après-midi que j'ai réalisé ça, que j'ai réalisé que c'était bel et bien terminé et que rien n'avait attendu que j'accepte, que la vie n'attendait rien de personne à part elle-même pour continuer sa route et qu'au-delà d'avoir la prétention de croire que nous bâtissions nos propres routes, j'avais emprunté avec ou sans mon accord, inconsciemment la route qu'elle m'a prédestinée.

J'aurais pu me sentir trahis, et il est vrai que je l'ai été, mais je me suis trahis moi seul dans cette histoire. En croyant et en m'efforçant de me dire que si ça n'existait pas pour moi ça n'existerait pas tout court. La réalité cet après-midi là est venue me dire que peut importe que j'accepte que cela existe ou non, que l'essentiel n'était pas de savoir si j'allais dire oui ou non à ça. Mais simplement que ça existait que je le veuille ou non et que l'existence de cette chose n'allait pas cesser parce que je l'avais décidé. Parce que je ne suis qu'un humain qui pitoyablement tente de tenir en équilibre son présent sans sincèrement y arriver.

J'ai compris que bien des choses nous dépassent, que bien des choses restent longtemps un mystère pour nous et que bien du temps plus tard nous avons l'opportunité de peut être les comprendre. Cet après-midi là j'ai accepté le fait d'avoir été immature en niant la réalité. On ne refuse pas la réalité, elle existe qu'on le veuille ou non. Que la vérité n'est jamais bonne ou mauvaise à entendre, que tout dépend de notre capacité d'acceptation. D'être capable d'accepter ce qui est envers et contre ce qu'on désir qui soit. Et c'est là, la chose la plus douloureuse que la réalité puisse nous enseigner.

Mais c'est aussi la meilleure, la plus productive, celle qui nous rappelle qu'il faut vivre le présent tel qu'il est, tel qu'il se présente à nous, que modifier les choses qui nous entourent pour qu'elles puissent nous paraître plaisantent n'est pas de notre ressort et ne les rends pas plus vrai. Nous ne pouvons manipuler ou modifier ce qui est à l'extérieur de nous sans nous donner les capacités d'être en accord avec nous-même, et être en accord avec nous-même inclut nécessairement l'obligation d'accepter ce qui est. 

En acceptant ce qui est, nous partons d'un constat de base, d'une réalité qui est et qui continue. De là, nous pouvons oser vouloir l'améliorer, et la rendre meilleure. Mais sans ce pas de l'extérieur vers l'intérieur, du monde qui rentre en nous.. C'est aussi peu probable que de rêver la vie. Souvent les gens osent vouloir imposer ou proposer leur vision des choses, ce qui naturellement amène à beaucoup de choses qui améliorent notre quotidien, mais il faut savoir faire preuve d'humilité et ne pas en permanence croire que c'est à nous d'apporter quelque chose au monde, le monde a su se débrouiller avant notre existence et saura tout aussi bien le faire après... Il faut accepter que ce soit le monde qui nous enseigne des notions.

Et le monde cet après-midi m'avait appris une de ces choses. J'ai compris que malgré tout l'amour que je ressentais pour toi, je devais te laisser aller, te laisser partir, parce que j'avais beau t'aimer aussi profondément que je le souhaitais ça n'aurait rien changé. La vérité que j'ai nié était que je ne serais pas assez bon pour toi, j'ai douté tu sais longtemps je me suis demandé si je serais suffisamment bien pour toi, j'avais envie et j'ai toujours envie de faire ma vie avec toi. Au milieu de tout ça j'ai enfouis profondément la vérité que je savais être vraie, celle que je n'avais pas su accepté à l'instant où je t'ai demandé de passer du temps et de l'amour avec moi, de partager tes émotions et de dépensé rire et chagrin à mes côtés.

Au plus profond de moi je savais que je te rendrais satisfaite de cette vie, de cette manière de vivre et de faire, mais que tu ne serais jamais totalement heureuse. Bien évidemment tu le serais parfois et parfois aussi tu serais triste. Parce que notre vie est à l'image d'un yo-yo avec des hauts et des bas. Mais petit à petit, à chacun de tes rires durant nos blagues, à chacune de tes larmes durant nos disputes, ou de tes gémissements durant nos actes je comprenais la réalité de la chose que je tentais de fuir.

Au début je me disais que c'était une idée stupide, une de ces que les ados ont durant leur période amoureuse de ne pas se croire suffisamment bien pour quelqu'un de croire que, c'est à eux de décider de ce qui est bien pour les autres... Et il m'a fallu du temps avant de commencer à comprendre que c'était plus que ça, que c'était simplement notre nature, notre manière à nous d'être et d'interagir ensemble qui faisait que nous ne pouvions pas aller plus loin. Je n'ai pas supporté l'idée et je l'ai refoulé, encore et encore mais elle revenait puisque on ne peut pas échapper à la réalité. 

Je jure que j'ai tenté par tout les moyens de savoir si c'était la réalité, si ça n'était pas un de mes rêves stupides, si ça n'était pas une pensée folle de ma part ou même le dégout profond que je ressens envers moi qui me faisait pensé ça. J'ai même étais jusqu'à croire que j'aimais détruire ce que j'aimais le plus pour me rendre plus malheureux mais c'est faux.. C'est faux je ne suis pas aussi sadique avec moi-même, je ne suis pas aussi dangereux pour ma propre existence au point de saboter la précieuse chose, la précieuse raison que tu es de me faire sourire même dans mon malheur.

C'est là que j'ai doucement été capable de le réalisé. Oui je te rendais heureuse, oui nous étions bien ensemble, mais je savais aussi que oui quelqu'un d'autre te rendrait plus heureuse avec lui qu'avec moi. Et je savais déjà ce que tu me dirais, que ça n'est pas à moi de choisir avec qui tu as le droit ou non d'être heureuse et qu'être heureuse avec moi c'était être heureuse tout court. Mais ça me minait tellement le moral et le goût des choses de savoir que tu mérites mieux que je n'ai pas su m'en sortir.

Je n'ai pas su m'en sortir, je n'ai su que me noyer à travers toutes sortes d'évènements pour alimenter ma haine, ma colère que je déversais contre toi alors qu'en vérité c'était le dégout de moi-même de m'infliger le silence de ne pas vouloir croire ça, parce que pour moi ne pas te rendre totalement heureuse ça n'était qu'en définitive une affirmation du fait de ne pas te rendre heureuse tout court. Ca devenait une obsession pour moi.

A tel point que notre relation devenait toxique par ma propre faute, tout ça parce que je n'avais pas dès le début eu la force d'accepter la réalité. D'accepter le fait que sur les huit milliard d'individus qui nous entoure, il y en aurait un pour toi, qui te rendrait plus heureuse que moi je ne pourrais le faire. Je n'ai pas su accepté que le monde regorgeait de quelque chose de mieux pour toi que moi. Je voulais être la meilleure chose pour toi. En vérité je n'étais pas la meilleure chose qui existait pour toi, j'étais la meilleure chose que tu aies eu, ce qui fondamentalement changeait tout, et ça me rendait dingue. Parce que je voulais avoir cette prétention de te rendre plus heureuse que n'importe quelle chose au monde. Mais je ne le pouvais pas, parce quelque part, quelqu'un à un endroit avait cette place.

J'ai dégradé ce que l'on avait parce que je n'avais pas la force d'accepter la vérité insoutenable que me tendait la réalité : il y avait quelque chose de mieux que moi dans le monde pour toi. J'aurais voulu être cette chose mais je ne l'étais pas. En définition de quoi je ne pouvais alors jamais te rendre plus heureuse que ce dont j'étais capable. 

J'ai pris tant de temps à comprendre, et tout ça n'était pas une histoire de mérite, que je te mérite ou non. Simplement que j'accepte soit de vivre avec toi en te rendant heureuse du mieux que je pouvais, soit que je te laisse l'opportunité d'être davantage heureuse avec un autre. Le monde me faisait une torture monstrueuse ! Ignoble auquel mon coeur me suppliait l'abandon, mon âme gémissait un torrent de flamme tant la brûlure se faisait grandissante.

Je brûlais mon âme à recherchait un moyen de comprendre ce que je devais faire. Accepter de te rendre heureuse en sachant logique et objectivement que quelqu'un te rendrait ici plus heureuse que je n'en serais jamais capable ou te donner la chance de rencontrer cette personne.

Et c'est en Octobre, au mois où les arbres meurent, et que leur feuilles dansent dans un tourbillon frais et ridicule que j'ai mis fin à notre relation. Tu as réagis mon amour exactement comme je l'écris ici, tu me rétorquais que j'avais faux, que je n'étais personne pour décidé de ce qui devait te rendre heureuse.. Tu n'as pas compris que je devais rendre au monde ce qui appartient au monde, que j'ai préféré laissé ma place à quelqu'un qui pouvait te rendre davantage heureuse non pas parce qu'il le fallait, mais parce que je le voulais. Parce que je préférais te savoir heureuse avec un autre totalement, que de te savoir par intermittence souriante avec moi.

Et j'ai pleuré en silence, et j'ai pleuré, pleuré, mes larmes se prenaient elles aussi dans ce stupide vent d'automne, et avec ces arbres mort j'annonçais à mes sentiments que j'allais les laisser mourir. J'ai tourné le dos à mon âme, j'ai scellé mes sentiments pour toi. J'ai fais ça parce que je devais le faire. Parce que je ne pouvais pas vivre ma vie avec toi en sachant que quelqu'un te donnerait plus que moi, je ne pouvais pas accepter l'idée de ne te rendre que partiellement heureuse, tu m'as fais t'aimer si fort que tu te devais d'avoir ce qui soit le mieux pour toi.. Et le mieux pour toi se faisait sans moi. 

Jamais je n'ai pu oublié à quel point je t'aimais.

Ce jour là, j'ai compris que faire ce qui fallait qu'il soit fait n'était pas toujours en accord avec ce que nous voulions c'est dans des larmes qui ne sècheront jamais que j'ai accepté de te laisser partir. A vrai dire je t'y ai même forcé. On ne combat pas ce qui est, seulement ce que l'on pense qui est.


mercredi 21 juin 2017

Chapitre 666 - Le diable rit de toi


La patience est une arme dévastatrice dans les mains de personnes sages et compréhensibles, ceux qui savent laisser au temps le temps. Ces personnes qui ne prennent aucune décision sur un coup de tête, sur une humeur ou sur le ressentie d’une conséquence. C’est l’arme des intelligents, des stratèges qui savent qu’une stratégie prend tout autant de temps à se mettre en place qu’à planifier. C’est le travail d’un orfèvre, c’est de l’art. L’art de crée quelque chose à partir de sa simple imagination, la main de la créativité, c’est la parole du créateur qui s’exprime à travers ça. La fourberie, l’intelligence, c’est une chose vivante qui fourmille, s’agite et transpire la vie à travers ses différentes phases.La stratégie c’est la pensée vivante de son créateur qui s’anime. Une bête mécanique, fluide et propre. Huilée à la perfection celle-ci tourne comme une montre suisse.

 La stratégie c’est l’arme de ceux qui connaissent le terrain et qui savent pertinemment que s’y impatienter n’accélère que plus vite la défaite. La patience donne aux vins sa saveur, la patience donne les plus beaux fruits des arbres pourquoi ne récompenserait-elle pas ceux qui intelligent agissent à ses dépens.La patience se nourrit de la stratégie de ceux qui en usent correctement, un maitre moins exigent que le temps mais qui tout de même s’augure de résultat digne de celui-ci. La patience dans les mains de faible n’est qu’une perte de temps significative de ceux qui vivants dans l’inaction espèrent qu’un évènement extérieur viendra modifier les différents soucis auxquels ils font face. La stratégie militaire est celle de la vie, puisque la vie est chaque jour un combat que l’on honore pour celle-ci, où les jours comptés sans nous, doivent honorer les morts et remercier les vivants. 


Il n’y a rien de plus violent que la guerre de la vie, se battre pour vivre et il est ridicule de ne pas user de stratégie à l’en- contre de celle-ci pour la gagner. Réagir au quart de tour sans stratégie, au son de l’humeur et à l’odeur du sang qui frémisse dans nos veines est la sauce parfaite accompagnant le plat des vaincus. Alors oui, je ne peux m’empêcher en te voyant réagir à l’extrême pour une réflexion ou une vérité à laquelle tu ne peux faire face parce que par tes choix tu t’es rendus faible, que le diable doit rire de toi. Il n’est pas question de se relever ou de ne pas se relever après un échec, mais plutôt de savoir correctement se lever. L’art d’attendre, c’est la force d’obtenir des plus riches et ce n’est pas une question d’argent ou de richesses palpables. 



dimanche 11 juin 2017

Chapitre 665 - Fortis Fortuna Adiuvat









On ne peut pas se plaindre quand toute notre vie, à chaque décision importante a chaque acte essentiel on a osciller en permanence vers le choix de la simplicité, de l’efficacité et du plaisir immédiat. Ce serait paradoxalement trop facile, pourquoi et de quel droit pourrait-on se le permettre quand dans les instants important nous avons fait le choix de la lâcheté, de la fuite. On nous a retiré le droit, à vrai dire nous nous sommes retiré ce droit grâce aux chaines de la peur qui réside en chacun de nous. Il est trop simple de parler de hasard ou de destin quand sonne le glas de nos conséquences au chevet de nos portes. Qui parmi nous n’a jamais cédé au bruit aigue de ces chaines qui claquent contre nos coeurs ? J’ignore si il y a un remède à cela, ceux qui toute leur vie éviteront obstacles, épreuves, problèmes par la fuite, j’ignore tout de leur mal-être mais je ne pourrais me voiler la face en disant qu’ils ne l’avaient pas mérité car c’est ce qui est. Il serait plus considéré comme fou qu’idiot, celui oserait croire que l’inaction n’apporte aucune conséquence, elle en apporte bien plus encore. Agir est tout autant un droit qu’une obligation. Ceux qui se plaignent sont ceux qui ne supportent pas le poids de leur propre existence, nous ne pouvons à notre tour les plaindre, car ils sont le résultat de leur choix et doivent à ce juste titre, servir d’exemple à ceux qui dans les moments cruciaux penseraient à s’abstenir d’agir. On ne peut laisser la vie décider pour nous même de notre existence car c’est bien là, la seule chose qui nous appartienne réellement.