" J'ai lu quelque part qu'on ne reconnaissait pas les instants marquant de nos vies au moment où on est en train de les vivre. On s'habitue à tout , les choses , les idées , les gens mais on ne se rend pas compte de notre chance parfois. C'est seulement lorsqu'on risque de perdre quelque chose qu'on se rend compote à quel point on y tient , à quel point on en a besoin, à quel point on l'aime "
A cette longue et ennuyante phrase , distordu de sens , dévoilant la magie des mots en définissant ce qu'ils disent et non plus ce qu'ils doivent laisser dire , perdu dans un registre trop bas pour être appelé écrit , ou citation. Brisant les codes de toutes littératures qui soit , de laisser le lecteur imaginaire , se douter d'une suite qu'il n'aura peut etre pas , ou qu'il déduira , sans en casser le jeu malicieux du cache cache auteur , lecteur . A cette longue merde suivit des lettres qui s'entrechoquent pour espérer faire un air nostalgique , je préfère , ce court passage , fin , et délicieux , harmonieux qui engage avec douceur le thème entreprit , d'une légende romancière des années 20 :
" Les grands moments de notre vie ne sont pas toujours immédiatement perceptibles : il peut arriver qu'on en mesure l'importance sur-le-champ; mais il arrive aussi qu'ils surgissent du passé , bien des années plus tard. Il en va peut être de même avec les gens... "

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