mardi 11 juillet 2017

Chapitre 667 - La fin de la fille aux cheveux d'or




Et un jour j'ai réalisé que tout ça avait pris fin bien avant que je n'ose le réalisé. Le temps n'avait pas attendu mon accord pour faire ce qui devait être fait, il ne m'a pas comme une mère cajoler entre ses bras en me demandant d'accepter. Il l'a fait, silencieusement et je peux jurer qu'il n'y avait pas de bruit mais que le vacarme en moi était bien présent. Une fissure silencieuse qui se faisait, pendant que le monde tournait, je vivais une fissure interne qui me déchirait la poitrine et me séparait l'âme en deux, tandis que le monde lui tournait, et continuait de vivre.

C'est une fin d'après-midi que j'ai réalisé ça, que j'ai réalisé que c'était bel et bien terminé et que rien n'avait attendu que j'accepte, que la vie n'attendait rien de personne à part elle-même pour continuer sa route et qu'au-delà d'avoir la prétention de croire que nous bâtissions nos propres routes, j'avais emprunté avec ou sans mon accord, inconsciemment la route qu'elle m'a prédestinée.

J'aurais pu me sentir trahis, et il est vrai que je l'ai été, mais je me suis trahis moi seul dans cette histoire. En croyant et en m'efforçant de me dire que si ça n'existait pas pour moi ça n'existerait pas tout court. La réalité cet après-midi là est venue me dire que peut importe que j'accepte que cela existe ou non, que l'essentiel n'était pas de savoir si j'allais dire oui ou non à ça. Mais simplement que ça existait que je le veuille ou non et que l'existence de cette chose n'allait pas cesser parce que je l'avais décidé. Parce que je ne suis qu'un humain qui pitoyablement tente de tenir en équilibre son présent sans sincèrement y arriver.

J'ai compris que bien des choses nous dépassent, que bien des choses restent longtemps un mystère pour nous et que bien du temps plus tard nous avons l'opportunité de peut être les comprendre. Cet après-midi là j'ai accepté le fait d'avoir été immature en niant la réalité. On ne refuse pas la réalité, elle existe qu'on le veuille ou non. Que la vérité n'est jamais bonne ou mauvaise à entendre, que tout dépend de notre capacité d'acceptation. D'être capable d'accepter ce qui est envers et contre ce qu'on désir qui soit. Et c'est là, la chose la plus douloureuse que la réalité puisse nous enseigner.

Mais c'est aussi la meilleure, la plus productive, celle qui nous rappelle qu'il faut vivre le présent tel qu'il est, tel qu'il se présente à nous, que modifier les choses qui nous entourent pour qu'elles puissent nous paraître plaisantent n'est pas de notre ressort et ne les rends pas plus vrai. Nous ne pouvons manipuler ou modifier ce qui est à l'extérieur de nous sans nous donner les capacités d'être en accord avec nous-même, et être en accord avec nous-même inclut nécessairement l'obligation d'accepter ce qui est. 

En acceptant ce qui est, nous partons d'un constat de base, d'une réalité qui est et qui continue. De là, nous pouvons oser vouloir l'améliorer, et la rendre meilleure. Mais sans ce pas de l'extérieur vers l'intérieur, du monde qui rentre en nous.. C'est aussi peu probable que de rêver la vie. Souvent les gens osent vouloir imposer ou proposer leur vision des choses, ce qui naturellement amène à beaucoup de choses qui améliorent notre quotidien, mais il faut savoir faire preuve d'humilité et ne pas en permanence croire que c'est à nous d'apporter quelque chose au monde, le monde a su se débrouiller avant notre existence et saura tout aussi bien le faire après... Il faut accepter que ce soit le monde qui nous enseigne des notions.

Et le monde cet après-midi m'avait appris une de ces choses. J'ai compris que malgré tout l'amour que je ressentais pour toi, je devais te laisser aller, te laisser partir, parce que j'avais beau t'aimer aussi profondément que je le souhaitais ça n'aurait rien changé. La vérité que j'ai nié était que je ne serais pas assez bon pour toi, j'ai douté tu sais longtemps je me suis demandé si je serais suffisamment bien pour toi, j'avais envie et j'ai toujours envie de faire ma vie avec toi. Au milieu de tout ça j'ai enfouis profondément la vérité que je savais être vraie, celle que je n'avais pas su accepté à l'instant où je t'ai demandé de passer du temps et de l'amour avec moi, de partager tes émotions et de dépensé rire et chagrin à mes côtés.

Au plus profond de moi je savais que je te rendrais satisfaite de cette vie, de cette manière de vivre et de faire, mais que tu ne serais jamais totalement heureuse. Bien évidemment tu le serais parfois et parfois aussi tu serais triste. Parce que notre vie est à l'image d'un yo-yo avec des hauts et des bas. Mais petit à petit, à chacun de tes rires durant nos blagues, à chacune de tes larmes durant nos disputes, ou de tes gémissements durant nos actes je comprenais la réalité de la chose que je tentais de fuir.

Au début je me disais que c'était une idée stupide, une de ces que les ados ont durant leur période amoureuse de ne pas se croire suffisamment bien pour quelqu'un de croire que, c'est à eux de décider de ce qui est bien pour les autres... Et il m'a fallu du temps avant de commencer à comprendre que c'était plus que ça, que c'était simplement notre nature, notre manière à nous d'être et d'interagir ensemble qui faisait que nous ne pouvions pas aller plus loin. Je n'ai pas supporté l'idée et je l'ai refoulé, encore et encore mais elle revenait puisque on ne peut pas échapper à la réalité. 

Je jure que j'ai tenté par tout les moyens de savoir si c'était la réalité, si ça n'était pas un de mes rêves stupides, si ça n'était pas une pensée folle de ma part ou même le dégout profond que je ressens envers moi qui me faisait pensé ça. J'ai même étais jusqu'à croire que j'aimais détruire ce que j'aimais le plus pour me rendre plus malheureux mais c'est faux.. C'est faux je ne suis pas aussi sadique avec moi-même, je ne suis pas aussi dangereux pour ma propre existence au point de saboter la précieuse chose, la précieuse raison que tu es de me faire sourire même dans mon malheur.

C'est là que j'ai doucement été capable de le réalisé. Oui je te rendais heureuse, oui nous étions bien ensemble, mais je savais aussi que oui quelqu'un d'autre te rendrait plus heureuse avec lui qu'avec moi. Et je savais déjà ce que tu me dirais, que ça n'est pas à moi de choisir avec qui tu as le droit ou non d'être heureuse et qu'être heureuse avec moi c'était être heureuse tout court. Mais ça me minait tellement le moral et le goût des choses de savoir que tu mérites mieux que je n'ai pas su m'en sortir.

Je n'ai pas su m'en sortir, je n'ai su que me noyer à travers toutes sortes d'évènements pour alimenter ma haine, ma colère que je déversais contre toi alors qu'en vérité c'était le dégout de moi-même de m'infliger le silence de ne pas vouloir croire ça, parce que pour moi ne pas te rendre totalement heureuse ça n'était qu'en définitive une affirmation du fait de ne pas te rendre heureuse tout court. Ca devenait une obsession pour moi.

A tel point que notre relation devenait toxique par ma propre faute, tout ça parce que je n'avais pas dès le début eu la force d'accepter la réalité. D'accepter le fait que sur les huit milliard d'individus qui nous entoure, il y en aurait un pour toi, qui te rendrait plus heureuse que moi je ne pourrais le faire. Je n'ai pas su accepté que le monde regorgeait de quelque chose de mieux pour toi que moi. Je voulais être la meilleure chose pour toi. En vérité je n'étais pas la meilleure chose qui existait pour toi, j'étais la meilleure chose que tu aies eu, ce qui fondamentalement changeait tout, et ça me rendait dingue. Parce que je voulais avoir cette prétention de te rendre plus heureuse que n'importe quelle chose au monde. Mais je ne le pouvais pas, parce quelque part, quelqu'un à un endroit avait cette place.

J'ai dégradé ce que l'on avait parce que je n'avais pas la force d'accepter la vérité insoutenable que me tendait la réalité : il y avait quelque chose de mieux que moi dans le monde pour toi. J'aurais voulu être cette chose mais je ne l'étais pas. En définition de quoi je ne pouvais alors jamais te rendre plus heureuse que ce dont j'étais capable. 

J'ai pris tant de temps à comprendre, et tout ça n'était pas une histoire de mérite, que je te mérite ou non. Simplement que j'accepte soit de vivre avec toi en te rendant heureuse du mieux que je pouvais, soit que je te laisse l'opportunité d'être davantage heureuse avec un autre. Le monde me faisait une torture monstrueuse ! Ignoble auquel mon coeur me suppliait l'abandon, mon âme gémissait un torrent de flamme tant la brûlure se faisait grandissante.

Je brûlais mon âme à recherchait un moyen de comprendre ce que je devais faire. Accepter de te rendre heureuse en sachant logique et objectivement que quelqu'un te rendrait ici plus heureuse que je n'en serais jamais capable ou te donner la chance de rencontrer cette personne.

Et c'est en Octobre, au mois où les arbres meurent, et que leur feuilles dansent dans un tourbillon frais et ridicule que j'ai mis fin à notre relation. Tu as réagis mon amour exactement comme je l'écris ici, tu me rétorquais que j'avais faux, que je n'étais personne pour décidé de ce qui devait te rendre heureuse.. Tu n'as pas compris que je devais rendre au monde ce qui appartient au monde, que j'ai préféré laissé ma place à quelqu'un qui pouvait te rendre davantage heureuse non pas parce qu'il le fallait, mais parce que je le voulais. Parce que je préférais te savoir heureuse avec un autre totalement, que de te savoir par intermittence souriante avec moi.

Et j'ai pleuré en silence, et j'ai pleuré, pleuré, mes larmes se prenaient elles aussi dans ce stupide vent d'automne, et avec ces arbres mort j'annonçais à mes sentiments que j'allais les laisser mourir. J'ai tourné le dos à mon âme, j'ai scellé mes sentiments pour toi. J'ai fais ça parce que je devais le faire. Parce que je ne pouvais pas vivre ma vie avec toi en sachant que quelqu'un te donnerait plus que moi, je ne pouvais pas accepter l'idée de ne te rendre que partiellement heureuse, tu m'as fais t'aimer si fort que tu te devais d'avoir ce qui soit le mieux pour toi.. Et le mieux pour toi se faisait sans moi. 

Jamais je n'ai pu oublié à quel point je t'aimais.

Ce jour là, j'ai compris que faire ce qui fallait qu'il soit fait n'était pas toujours en accord avec ce que nous voulions c'est dans des larmes qui ne sècheront jamais que j'ai accepté de te laisser partir. A vrai dire je t'y ai même forcé. On ne combat pas ce qui est, seulement ce que l'on pense qui est.


mercredi 21 juin 2017

Chapitre 666 - Le diable rit de toi


La patience est une arme dévastatrice dans les mains de personnes sages et compréhensibles, ceux qui savent laisser au temps le temps. Ces personnes qui ne prennent aucune décision sur un coup de tête, sur une humeur ou sur le ressentie d’une conséquence. C’est l’arme des intelligents, des stratèges qui savent qu’une stratégie prend tout autant de temps à se mettre en place qu’à planifier. C’est le travail d’un orfèvre, c’est de l’art. L’art de crée quelque chose à partir de sa simple imagination, la main de la créativité, c’est la parole du créateur qui s’exprime à travers ça. La fourberie, l’intelligence, c’est une chose vivante qui fourmille, s’agite et transpire la vie à travers ses différentes phases.La stratégie c’est la pensée vivante de son créateur qui s’anime. Une bête mécanique, fluide et propre. Huilée à la perfection celle-ci tourne comme une montre suisse.

 La stratégie c’est l’arme de ceux qui connaissent le terrain et qui savent pertinemment que s’y impatienter n’accélère que plus vite la défaite. La patience donne aux vins sa saveur, la patience donne les plus beaux fruits des arbres pourquoi ne récompenserait-elle pas ceux qui intelligent agissent à ses dépens.La patience se nourrit de la stratégie de ceux qui en usent correctement, un maitre moins exigent que le temps mais qui tout de même s’augure de résultat digne de celui-ci. La patience dans les mains de faible n’est qu’une perte de temps significative de ceux qui vivants dans l’inaction espèrent qu’un évènement extérieur viendra modifier les différents soucis auxquels ils font face. La stratégie militaire est celle de la vie, puisque la vie est chaque jour un combat que l’on honore pour celle-ci, où les jours comptés sans nous, doivent honorer les morts et remercier les vivants. 


Il n’y a rien de plus violent que la guerre de la vie, se battre pour vivre et il est ridicule de ne pas user de stratégie à l’en- contre de celle-ci pour la gagner. Réagir au quart de tour sans stratégie, au son de l’humeur et à l’odeur du sang qui frémisse dans nos veines est la sauce parfaite accompagnant le plat des vaincus. Alors oui, je ne peux m’empêcher en te voyant réagir à l’extrême pour une réflexion ou une vérité à laquelle tu ne peux faire face parce que par tes choix tu t’es rendus faible, que le diable doit rire de toi. Il n’est pas question de se relever ou de ne pas se relever après un échec, mais plutôt de savoir correctement se lever. L’art d’attendre, c’est la force d’obtenir des plus riches et ce n’est pas une question d’argent ou de richesses palpables. 



dimanche 11 juin 2017

Chapitre 665 - Fortis Fortuna Adiuvat









On ne peut pas se plaindre quand toute notre vie, à chaque décision importante a chaque acte essentiel on a osciller en permanence vers le choix de la simplicité, de l’efficacité et du plaisir immédiat. Ce serait paradoxalement trop facile, pourquoi et de quel droit pourrait-on se le permettre quand dans les instants important nous avons fait le choix de la lâcheté, de la fuite. On nous a retiré le droit, à vrai dire nous nous sommes retiré ce droit grâce aux chaines de la peur qui réside en chacun de nous. Il est trop simple de parler de hasard ou de destin quand sonne le glas de nos conséquences au chevet de nos portes. Qui parmi nous n’a jamais cédé au bruit aigue de ces chaines qui claquent contre nos coeurs ? J’ignore si il y a un remède à cela, ceux qui toute leur vie éviteront obstacles, épreuves, problèmes par la fuite, j’ignore tout de leur mal-être mais je ne pourrais me voiler la face en disant qu’ils ne l’avaient pas mérité car c’est ce qui est. Il serait plus considéré comme fou qu’idiot, celui oserait croire que l’inaction n’apporte aucune conséquence, elle en apporte bien plus encore. Agir est tout autant un droit qu’une obligation. Ceux qui se plaignent sont ceux qui ne supportent pas le poids de leur propre existence, nous ne pouvons à notre tour les plaindre, car ils sont le résultat de leur choix et doivent à ce juste titre, servir d’exemple à ceux qui dans les moments cruciaux penseraient à s’abstenir d’agir. On ne peut laisser la vie décider pour nous même de notre existence car c’est bien là, la seule chose qui nous appartienne réellement.


mercredi 19 avril 2017

Chapitre 664 - Leçon de mort










" Je ne supporte plus tout ça. Cette spirale terrible de la destinée, qui me force à tout ça. J'en ai assez de voir les gens souffrir. Les gens tombant dans la dépravation, la tristesse et finalement la fin. Je ne peux pas me résoudre à ça. A la fin de l'humanité, je ne peux pas supporter d'être haïs, diabolisé dans le coeur du monde pour ce que je suis. Je ne peux pas supporter le poids de mon existence comme étant assimilé à celle d'un monstre. Je ne veux pas être crains, je n'ai jamais voulu être perçu comme le foyer de la haine. C'est beaucoup trop dur d'être tout ce qui effraie et détruit. Je ne veux voir personne souffrir, et pourtant... Je suis atrocement seul, personne ne prends la peine de se demander si je ne ressens pas de la tristesse, parce que je suis le monstre de l'humanité. Je refuse d'être ce mal auquel on m'associe. "


C'est de cette manière que la Mort, ainsi n'a plus jamais ôter la vie de qui que ce soit sans que celui-ci ne la supplie. Le cours du monde fut changé, personne ne mourut jamais plus, l'escalade de la tristesse fut-elle que les gens suppliant la mort de les tuer pour toutes les souffrances ne s'y résolvait pas. Ainsi les gens sans mourir, se voyaient dépérir et bien plus que de ne pas mourir, ils continuaient ainsi de souffrir. Ce qui au début était considéré comme le don divin de l'immortalité s'est vu être révélé comme le plus lourd fardeau de l'humanité.

Qui s'empressa de demander à la mort de reprendre son activité. Intriguée elle demanda pourquoi recommencer, eux qui l'insultaient, la détestaient, qui ne voyaient en elle que la pire chose qui fut crée ici bas. Elle vit alors en eux, une tristesse comme elle n'en connut jamais ailleurs. Comprenant que la souffrance du poids de vivre était plus grande que celle de mourir, la mort accepta de sauver l'humanité de sa plus grande perte. Elle enleva chacune des souffrances de chaque individu avant de finalement fermer le lieu dans lequel ceux-ci s'étaient auto-proclamés immortels en tentant de jouir du plaisir de la vie dans l'infinité du temps. Refermant ainsi le "paradis" à tout jamais car le paradis des dieux n'est pas celui des hommes.

Chapitre 663 - Ravage








Et à cet instant je coulais, je sombrais sous des flots innombrables d’obstacles que la vie continuait sans interruption à m’envoyer. Plus j’avançais et plus mes pas étaient lourds, lourds dans l’effort à fournir pour en faire un après l’autre, mais aussi et surtout lourds dans le poids de leur conséquences. Ils pouvaient être la rédemption que j’ai toujours souhaité, celle qui salvatrice, m’offrirait la conscience tranquille de se dire que j’ai moi aussi le droit d’être heureux sans attendre la permission de quelqu’un. D’attendre intensément le signe d’une personne. Un passe unique qui me ferait prendre conscience que oui, j’ai le droit d’être heureux par moi-même et que le sens que je donne à la vie ne dépend que de moi, parce que c’est bête d’attendre quelqu’un pour agir.
Je pouvais devenir un rescapé d’une mer qui était à l’imagine interne de ce que je suis, une tempête en permanence ne distinguant ni bien ni mal, ou alors finir comme beaucoup d’entre nous, comme une enclume et sombrer profondément dans un cercle de confort à ne jamais franchir. A ne jamais devoir aller contredire ce qui était horrible, de « vivre » en choisissant toujours le plus simple; d’abandonner le combat pour toujours et qu’une fois baissés les bras ne se relèvent plus jamais sous le poids de la pression.

C’est si simple de les baisser, et si difficile de les tenir bien haut, mais que deviendrais-je si moi-même j’abandonne les rênes de mon existence ? Que je laisse cette tempête décider de ma vie. Que retiendrais-je de moi ?






lundi 17 avril 2017

Chapitre 662 - Aime-moi je te lis








Et si demain de tout ça il ne restait rien, de quoi pourrions-nous parler. Comment pourrions-nous aborder tout ce temps passé, ce grand vacarme auquel il faudrait se résoudre à donner un nom ? Qui cela intéresserait ? Les férus d'histoire ? Les analystes ? Qui s'occuperaient de nous et que diraient-ils de nous ? De nos vies, de nos existences ? Tout va si vite dans un monde que je ne reconnais pas, et la faute à qui. Je passe trop de temps dans le miens pour voir que celui-ci avance. Et si demain de tout ça il ne restait rien que dira-t-on pour s'en rappeler ? Pour dire que nous étions et que cela à exister.

On souhaite rendre les choses plus simples, à tel point qu'on ne veut ni problème ni prise de tête mais l'horreur c'est que nous sommes le coeur du problème et tout les maux du monde ne sont qu'une tentative désespérée de la vie d'être la solution.

La magie de Loveless, c'est d'être comme le vin, certains chapitres à mesure que le temps nous terrasse prennent un impact considérable et font échos parfois en ceux qui les lisent. D'autres au contraire sont comme un ex que l'on aurait préféré ne jamais recroiser tant son goût âpre et amer nous traumatise. Les écrits font partie des rares choses qui à l'inverse de promesses, ou de paroles d'une superbe femme; ne disparaissent pas.


Avec ce projet c'est toujours la même rengaine, est-ce que certains qui me lisent prennent leur petites habitudes ? Lisent-ils mes articles au matin devant un déjeuner, au midi, durant une pause cigarette ou même le soir avant de se coucher ? Qui sont-ils et surtout sont-ils les même qu'au début ? Il est navrant de voir à quel point je peux être sensible à l'idiotie d'imaginer quelqu'un prendre de l'intérêt à cette oeuvre. Moi j'en conçois et c'est bien là tout ce qui compte, j'aimerais qu'à ma manière mes mots comptent pour quelqu'un, tout comme ce qui m'inspire compte pour moi.

On ne se parle plus, mais je pense honteusement, à toi.

dimanche 9 avril 2017

Chapitre 661 - Soyons franc









Le secret pour plaire n'est pas aussi idyllique que l'on veut bien se permettre de le croire. En effet, si vous voulez à tout plaire, vous mettre sur votre 31 sera peut être la chose qui vous condamnera plus que tout autre chose. Ne paraissez pas trop beau, être trop beau signifie que vous êtes inaccessible. Personne ne sort avec l'inaccessible, tout simplement parce que l'inaccessibilité est plus un rêve ou une envie que ce qu'est la réalité, l'inaccessibilité est une notion qui en plus de dépassé le charme l'usurpe, si vous êtes attirer par l'inaccessible ça n'est qu'une illusion. Vous vous dites que c'est inaccessible, mais oubliez bien rapidement que ça ne l'est peut être pour les autres. Et c'est de cette notion qui fausse illusion de charme se fait. L'inaccessibilité est quelque chose de foncièrement violent pour nous même, quelque part on se destine le droit de décider de se que l'on mérite ou non.

Ne paraissez donc jamais trop beau pour plaire.

samedi 1 avril 2017

Chapitre 660 - T’enchaines des phases qui n’ont aucun sens un peu comme ta vie.






Tout foutre en l’air, te dire que je t’aime mais juré allégeance à l’aventure, aux risques. Disparaître comme si plus rien ne comptait, comme si demain était tout ce que nous voulions. Vomir tes illusions, se barrer loin des espérances d’autrui. Vouloir transformer le monde et se contenter de changer de photo profil. Choquer les habitudes et utiliser des hashtags, avoir le goût du risque et le faire sans capote avec une inconnue, avoir un désir de reconnaissance et voir le nombre de like grimper en flèche. Finalement se dire de tout remettre au lendemain, et puis pourquoi pas bâtir des projets qui ne verront jamais le jour ailleurs que dans notre tête, tenter quelque chose en espérant pouvoir répondre à la question : qu’est-ce que t’as foutu de ta vie ? Sans avoir à bégayer. 

Regarder autour de toi en espérant ne rien rater, l’essentiel pourrait te manquer de peu. Déprimer en pensant à tout ce que tu aurais pu faire et que tu n’as pas fait, sourire pour tout ce que tu as fais que tu n’aurais jamais penser faire. Te plaindre de manque de pizzas, de série, d’amour, de sexe, d’argent, de projet. Tu t’ennuies dans ta vie comme un chien qui boufferait ses couilles, parce que les queues sont so 2002. Te demander comment devenir quelqu’un de bien, éclater de rire parce que t’es un cas désespéré, à deux doigts d’écrire sur google « comment bien se suicider » tu glisses sur un site porno avec bien plus d’action que dans ta vie. Tu préfères les fêtes de noël au sexe tout simplement parce que ça arrive plus souvent, tu débites des phrases sans queues ni têtes, sans queue ni levrette. On te prend pour un fou, un allumé du cerveau parce qu’on comprends pas ce que tu veux dire, ce que tu veux communiquer et c’est ça le plus dur, de capter quelqu’un qui te comprends comme tu capterais le wifi de ton petit copain.